La Casa de Papel – Saison 3

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On était nombreux à l’attendre et la voici : la plus célèbre des séries espagnole est de retour pour une saison 3 avec 8 épisodes inédits.

Mais pourquoi sont-ils de retours ?

Sans trop spoiler, l’issue de la saison 2 nous laissait sur la fin du braquage de la Maison de la Monnaie. Succès en demi teinte avec tout de même des pertes non négligeables dans les rangs des braqueurs.

L’équipe est désormais dissémine sur tous les continents pour profiter d’une retraite dorée. Malheureusement pour eux, les équipes du renseignement espagnol ainsi qu’Europol sont toujours à leur poursuite. Une maladresse conduira Rio à être capturé.

Face à cette crise, la petite bande se réunira et verra même ses rangs grandir pour ramener Rio parmi eux.

Netflix aux commandes

Le showrunner Alex Pina est toujours aux commandes pour cette nouvelle saison, cependant, ce coup-ci la série est totalement produite par Netflix qui a pour l’occasion doublé le budget du tournage.

Politique, Women Empowerment et action

Qu’on se le dise : les suites à n’en plus finir sont souvent de mauvaises augures pour les shows et l’inquiétude était aussi grande que l’attente de découvrir cette nouvelle saison.

Mais c’est une très belle surprise. Ce troisième chapitre, moins nerveux que les précédents, laisse plus de place à des messages forts qui prennent naturellement leur sens dans les différents épisodes.

Alors que les 2 premières saisons voyaient Tokio et Nairobi comme des femmes fortes mais quelques part dominées par leurs émotions, cette nouvelle saison renforce leur posture et légitimité au sein du groupe. Entouré de barbouzes près à en découdre et ayant quelques lacunes avec le respect, celles-ci ne se privent pas de s’affirmer et asseoir leur autorité au même titre que leurs homologues masculins.

Le women empowerment est également en marche du côté des adversaires de nos chers braqueurs. Campé par l’actrice et chanteuse espagnole Najwa Nimri la redoutable et machiavélique négociatrice Alicia va prendre très vite l’ascendant sur les équipes en charge des opérations. Alors que son chef voit ses défaites s’accumuler celle-ci y voit un défi et fera tout pour défaire nos Dalis.

Les plans d’El Profesor s’appuyaient dans les 2 de premières saisons en grande partie sur les aspects médiatiques. La négociation se jouait pour l’essentiel dans les échanges publics relayés par la presse. Des messages en provenance des deux camps faisant évoluer ainsi le capital sympathie de nos brillants braqueurs : ils sont aimés alors il faut négocier, ou au contraire c’est le désamour du grand public il faut intervenir.

Dans ce second braquage, les choses ont évoluées et l’image des braqueurs est déjà positive dans les esprits de la population. La question devient donc plus politique : l’image forte de « robins des bois » modernes est un atout non négligeable. La question qui est donc posée est de savoir comment le pouvoir en place va pouvoir gérer ce type de situation.

Comparé aux précédentes, cette saison est tout aussi palpitante même si les affrontements directs sont bien moins présents. L’étape où l’on explorait les personnalités de chacun des protagoniste est révolue. Cette fois ci c’est l’intrigue principale qui prends la part belle du scénario (et c’est tant mieux).

Ce nouveau stratagème échafaudé par le professeur avec l’appui de Lisbonne (inspectrice Raquel Murillo) est tout aussi riche que le premier. Des plans dans des plans, des scénarios de crise avec des noms de codes qui claquent. Bref, on retrouve les mêmes travers (c’est parfois improbable) mais l’on retrouve aussi tout ce qui a fait le succès des deux premières saisons.

Si vous avez aimé les premières saisons, jetez vous sur celle-ci : c’est plus intense, mieux construit et mieux produit que les précédentes. En d’autres termes : foncez !