Buffy contre les vampires

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Session nostalgie avec Buffy The Vampire Slayer (BTVS pour les intimes) créée par Joss Whedon et diffusée pour la première fois en 1997. Celle-ci nous a transporté dans un univers fantastique pendant ses 7 saisons et 144 épisodes.
Retour sur une série prônant le girl empowerment avant l’heure et abordant de nombreux sujets forts. Dispo sur Amazon Prime Video.

De temps en temps, en parallèle des nouveautés (comme Locke & Keys ou The Expanse), je me refaits en fil rouge quelques vieilles séries. Par le passé j’ai re-découvert Skins ou That’s 70’s Show, et les années étant passées depuis le premier visionnage leur lecture n’est plus la même. L’occasion de lancer une série d’article sous le tag Série Nostalgie.

Retour donc aujourd’hui sur une série découverte lors de mon adolescence (et dont je dois bien avouer avoir été fan) qui a pris quelques rides niveaux effets spéciaux (et c’est peu de le dire) mais qui a abordé de très nombreux sujets forts et s’est imposé comme un monument sériel.

Attention, spoilers mais il y’a prescription.

Synopsis

Une jeune lycéenne, Buffy Summers débarque avec sa mère Joyce à Sunnydale en Californie. Buffy est la Tueuse de Vampire, lourde responsabilité héritée une fois par génération. Celle-ci fait la rencontre de Rupert Giles, son observateur qui va l’accompagner dans son activité de Tueuse.

En plus d’affronter les forces du mal, un autre défi et pas des moindres va devoir être relevé par Buffy : survivre à l’adolescence et plus particulièrement le lycée.
Elle y fait la connaissance de Willow et Alex. Ils formeront alors le Scooby-Doo Gang qui ensemble affronteront toutes sortes de créatures et phénomènes surnaturels.

Cocktail gagnant

Si la série a connu un tel succès, c’est l’alchimie de nombreux éléments qui ont permis cela.

La genèse

En 1992, Joss Whedon scénarise ce qui deviendra le premier film où apparaîtra La Tueuse de Vampire. Finalement, la production tournera un scénario qui se voulait tourné vers le fantastique et l’horreur en une comédie pop sans grande profondeur.

Luke Perry & Kristy Swanson

Quelques années plus tard en 1996, la Fox contacte Joss Whedon afin de décliner l’histoire sous forme de série. Finalement, l’idée ne fait pas rêver les gros studios qui ne croient pas dans une série horrifique fun mettant en son centre une jeune fille. C’est finalement un jeune network The WB qui relève le challenge et le premier épisode fut diffusé le 10 mars 1997.

Joss Whedon resta showrunner pendant les 5 premières saisons mais du céder sa place à Marti Noxon sur les 2 dernières saisons en raison d’un emploi du temps surchargé (développement du spin-off Angel, Firefly et Fray).

Girl Power

De nos jours le sujet est heureusement devenu de plus en plus central dans notre réflexion sociétale mais en 1997, le moins que l’on puisse dire c’est que placer celle qui est d’habitude la victime (l’archétype de la “jolie petite blonde fragile”) comme l’héroïne d’un show fantastique est un ambitieux pari.

La réception de la série par le public valida cependant rapidement les choix défendus par Joss Whedon. Ainsi, au fil des saisons Buffy défie en permanence l’autorité des hommes qui l’entourent. Que ce soit celle du “Conseil des observateurs” censé la guider qu’elle renie très rapidement ou d’une manière plus générale l’ensemble des hommes tentant de lui dicter sa conduite.
En parallèle, Alex un des amis les plus proches est au final un faire valoir et contraste avec les autres séries où c’est le héro masculin qui est mis en valeur.

En plus de l’héroïne, c’est son amie Willow qui verra une évolution des plus fulgurantes. Timide, réservée et geek elle commença à s’émanciper lorsqu’elle croisera la route de Oz avec qui elle fera un bout de chemin. Mais c’est vraiment lors de la rencontre avec Tara que ce personnage connaîtra le virage le plus marquant. Cette rencontre permit de révéler son homosexualité. Là où le show runner a innové, c’est qu’il en a fait un non sujet. Là où d’autres en auraient fait un levier marketing se saisissant de ça pour marquer le public, il n’en est rien. A l’inverse, cela se traduit par une évolution naturelle du personnage sans en faire des tonnes. Et pour l’époque, c’est réellement innovant.

Un casting ambitieux

La longévité d’une série repose en grande partie sur l’incarnation portée par leurs acteurs. Sur ce volet là, la prise de risque est à la hauteur du succès.

Petit tour d’horizon sur le casting principal.

C’est donc à Sarah Michelle Gellar qu’est revenue la lourde tâche d’incarner la Tueuse. L’actrice n’était alors que peu expérimentée mais ce rôle où elle excella lui permis d’en décrocher d’autres tel que Sexe Intentions ou The Grudge.

Alysson Hannigan aka Willow Rosenberg transporta son personnage de geek ultra timide à sorcière sur puissante. Devenant ainsi tout aussi voire plus puissante que Buffy elle même. En dehors de l’univers des vampires, Alysson se fit remarquer pour son rôle de Michelle dans la série de films American Pie mais surtout pour son rôle principal dans la série à succès How I Met Your Mother.

Nicholas Brendon est Alexander Harris, éternel acolyte de Buffy. Sans pouvoir et pas très adroit, il est cependant toujours prêt à se lancer dans l’aventure. Malheureusement, c’est plus dans les faits divers qu’il s’est par la suite illustré plutôt que sur le petit ou grand écran.

L’anglais Anthony Stewart Head incarne Rupert Gilles, observateur et père par procuration de Buffy. Aussi chanteur, on a l’occasion de le découvrir interpréter quelques titres au travers des épisodes. Rendant ainsi le bibliothécaire austère bien plus cool qu’il n’y parait.

Buffy The Vampire Slayer – Saison 4 – Episode 18 : La maison hantée

Emma Caulfield interprète avec génie l’ancien démon Anyanka. L’intégrer en tant que personnage récurrent a été un parti pris risqué mais payant. Celle-ci offre un regard totalement naïf et immature face au quotidien et aux défis de la vie. A noter sa remarquable phobie… des lapins.

Elle se démarque particulièrement dans l’épisode traumatique The Body de la saison 5 (on en parle un peu plus loin).

David Boreanaz alias Angel, l’éternel et incontournable amour de Buffy. Le personnage charismatique et torturé donna d’ailleurs lieux à un spin-off dédié à son personnage. Sobrement intitulé Angel elle aura droit à 5 saisons de 1999 à 2004 (110 épisodes).

James Marsters aka Spike passe de l’ennemi mortel de Buffy à amoureux transis. Une progression surprenante mais qui offre une autre dimension au personnage.

L’après Buffy se poursuivit en majorité sur le petit écran. On le retrouve dans de nombreuses séries comme Supernatural, Lie To Me ou Smallville.

Joss Whedon

Désormais incontournable à Hollywood, Joss était connu avant Buffy pour être un “Script Doctor” (job consistant à sauver les scripts). Il est notamment intervenu sur Speed (1994) ou Waterworld (1995). Il a coécrit également Toy Story (nommé aux Oscars) ainsi qu’Alien, la résurrection. Cependant, plusieurs fois déçu par la réalisation de ce qu’il avait écrit, il décide de s’embarquer lui même afin d’avoir le contrôle créatif de bout en bout.

Ainsi, Buffy contre les vampires signait la première prise en main d’un projet dans son entièreté. Le succès fulgurant de la série a ouvert de nouvelles portes à Joss Whedon. Ceci permit de développer dans le spin-off Angel l’arc narratif du personnage incarné par David Boreanaz qui dura 5 ans. Un peu plus tard l’excellente série Firefly, avec le génial Nathan Fillion, connu une fin brutale au bout de 12 épisodes mais malgré cela obtins le statut de série culte.

Depuis les années 2010, Whedon est devenu un des réalisateurs les plus bankables. Il signera notamment le premier Marvel’s Avengers (qui devint le 3ème plus grand succès commercial de tous les temps) ainsi que Marvel’s Avengers : l’ère d’Ultron.

Pop & fun

Si la série a atteins le rang de série-culte au point d’être étudié de manière académique pour son apport à la pop-culture c’est lié aux thèmes forts qui sont abordés tout en restant léger dans le ton.

Le couple Alex & Anya apportent à chaque épisode une dose de légèreté à leur manière à chaque nouvelle galère qui s’annonce. Le premier en apportant une réplique piquante tandis que la deuxième en apportant un regard totalement décalé et imprévisible sur la situation.

Le fun c’est aussi les répliques cinglantes qu’inflige Buffy à ses adversaires en plus des coups de pieds bien mérités. Les punchlines sont permanentes et deviennent d’ailleurs un running gag dès lors que le Scooby-doo Gang doit jouer les remplaçants pour les patrouilles en tentant d’imiter leur héroïne, avec moins de succès ceci-dit.

Là où brille la série c’est dans sa capacité à ne pas se prendre au sérieux. Là où d’autres jouent la carte du traitement “réaliste” en tout point de vu, Joss Whedon a choisi de constamment dédramatiser les situations. Et cela se joue essentiellement sur les dialogues de la bande.

Les épisodes marquants

Chacune des saisons recèle de nombreux épisodes marquants à différents niveaux. Ici une sélection arbitraire de quelques épisodes qui m’ont tout particulièrement touchés.

S02E14/15 : Surprise & Innocence

La mythologie fantastique s’est construite en grande partie sur la relation impossible entre Angel et Buffy. D’un côté l’univers sombre des vampires et de l’autre celle censée les supprimer de la surface de la Terre. Leur relation amoureuse tumultueuse connait un moment épique dans ce double épisode.

Angel le vampire maudit et tourmenté par son âme récupérée il y a des siècles va connaître une rechute. Celle-ci est provoquée par la rencontre d’un “pur instante de bonheur”.

Moment clef de la mythologie, cet épisode représente un des twists majeur de la série bouleversant l’univers de l’héroïne et traduisant sa première peine de cœur.

S04E10 : Un silence de mort (Hush)

Joss Whedon aime se faire peur, et c’est tout le pari de cet épisode. La qualité de la série repose en grande partie sur les dialogues et le fun de ceux-ci.

L’arrivée en ville de nouveaux démons est donc le prétexte pour faire disparaître tout dialogue dans la quasi totalité de l’épisode. Afin d’accomplir leur tâche (recueillir des coeurs humains), ils contaminent l’ensemble de Sunnydale en privant la population de la parole.

L’épisode repose donc sur le talent des acteurs qui privé de la parole vont devoir s’exprimer uniquement par les gestes. Cela donne évidemment lieu à des scènes improbables où la petite bande essaye de communiquer pour identifier le mal qui les touche.

Cet épisode est également important car il introduit pour la première fois le personnage de Tara. Paradoxalement, la communication opère mieux dans le silence imposé, notamment entre Riley & Buffy. Dès que la parole revient, la gène arrive avec et rends à nouveau la communication compliquée.

S04E22 : Cauchemar (Restless)

Jusqu’alors chaque conclusion de saison s’est traduit par une bataille finale. Celle-ci le duel avec Adam s’est déroulé dans l’épisode 21. Pour une fois, nous assistons au “repos” des guerriers.

Giles, Willow, Alex et Buffy se reposent après une dure lutte. Affalé devant la un film, ils s’endorment… et se retrouvent malmenés dans leurs rêves. Enfin, chacun se retrouve emprisonné dans leurs propres cauchemars.

L’épisode est important parce qu’il permet de faire un bilan sur chacun des protagonistes tout en offrant une liberté créative. En étant vigilant, il pose également les fondations de la saison 5.

S05E01 : Buffy contre Dracula (Buffy vs Dracula)

L’ouverture de cette nouvelle saison passe par l’affrontement avec une figure mythique du vampirisme : le magnétique Dracula.

L’épisode en sois est fun, mais c’est le twist final qui est phénoménal : nous découvrons pour la première fois… Dawn, la sœur de Buffy. Après 4 saisons, celle-ci est intégré à la narration comme si elle était présente depuis le début.

Rares sont les séries introduisant un nouveau personnage avec un twist de cette ampleur. Dawn deviendra un élément clef de cette 5ème saison.

S05E16 : Orphelines (The Body)

Cet épisode est sans aucun doute le plus poignant de la série. C’est dans celui-ci où Buffy découvre en rentrant chez elle le corps de sa mère sans vie.

Il est pour certains considéré comme le meilleur épisode toute série confondues.

Cet épisode est spécial par l’événement tragique mais surtout par le traitement qu’il en est fait. Très peu d’éléments surnaturels apparaissent dans cet épisode.

Joyce Summers incarné par Kristine Sutherland est le personnage récurrent non crédité le plus présent toutes saisons confondues. Malgré tous les événements tragiques qui se produisent continuellement elle est le pilier attachant le petit groupe à la normalité. Sa disparation, d’une mort naturelle, viendra totalement bouleverser l’équilibre du groupe.

La disparition d’un personnage important dans les séries est fréquent, c’est même un exercice de style presque banal : mise en scène de l’enterrement, musiques larmoyantes…

Joss Whedon choisit le contre pied le plus complet : l’épisode totalement dénué de musiques vise à retracer la confusion et les émotions des premières heures du deuil.

Du point de vu de la narration, The Body est construit en 4 actes distincts abordant chacun un moment du deuil. Le premier est consacré à la découverte du corps et la confusion extrême de Buffy.
La seconde phase est une des plus difficile, Buffy doit se rendre au lycée de Sunnydale pour annoncer la tragique nouvelle à sa sœur.
Le troisième acte concerne les proches de Buffy qui viennent d’apprendre la nouvelle et ne savent pas comment la gérer la situation. Anya en général sert de ressort comique par son ignorance des us et coutumes des humains. Ici, c’est une Anya totalement déboussolée, impuissante et bousculée par la douleur de la perte que l’on retrouve.
La dernière étape se concentre sur Dawn qui n’a pas eu l’occasion de voir le corps de sa mère et ne réalise pas.

Cet épisode a un point positif, c’est le premier baiser à l’écran entre Willow et Tara qui est au final un non événement. Juste un moment de soutiens naturel, mais qui a du être longuement négocié avec le network plutôt frileux à l’époque face à ce type de démonstrations à l’écran.

S05E22 : Apocalypse (The Gift)

Initialement, la saison 5 a été pensée pour être la conclusion de la série. Celle-ci permettait de clôturer 5 ans d’aventures et refermer par un geste héroïque l’histoire de la Tueuse.

Les derniers épisodes sont un hommage à la mythologie développée avec des rappels aux moments forts qu’ont connu la petite bande.

Ce qui devait être le dernier épisode est donc une belle conclusion. Le final voit donc la Tueuse faire l’ultime sacrifice pour sauver l’humanité (encore une fois).

Un des morceaux les plus marquants de la série
Christophe Beck – Sacrifice

S06E07 : Que le spectacle commence ! (Once more with Feeling)

Certainement un des épisodes les plus célèbres de la série. Un démon transforme la ville de Sunnydale en une comédie musicale géante où personne ne peut s’empêcher de chanter et danser en révélant ses vrais sentiments.

Cet épisode réalisé par Whedon himself est charnière dans la saison 6, il n’est pas qu’une simple aparté offrant aux spectateurs un show décalé et drôle. Il apporte énormément d’informations pour faire avancer le récit. Il lève l’ensemble des non dits dans le groupe. Notamment que ce n’est pas de l’enfer qu’a été extirpé Buffy lors de sa résurrection mais du Paradis mais aussi de la décision de Gilles de quitter Sunnydale.

L’album Once More With Feeling est disponible sur le site de la FNAC.

Un de mes morceaux préféré :

S06E17 : À la dérive (Normal Again)

Cet épisode est surprenant par sa narration et remet en cause l’entièreté de la série. En supposant que finalement, tout ce qui a été vécu ces 6 dernières années n’était que le produit d’un cerveau dérangé : Buffy serait internée et s’imaginerait un monde alternatif.

La Tueuse est donc partagée pendant tout l’épisode entre rêve et réalité mais questionne de manière intelligente sur : qu’est-ce que le réel ?

Un épisode important d’introspection, assez risqué, qui a le mérite de complètement déstabiliser le spectateur. Au final, ce monde rationnel où Buffy est internée correspond à notre monde. Un exercice de style parfaitement réussi.

S06E19 : Rouge passion (Seeing Red)

Cet épisode est charnière dans le Buffyverse, alors que Willow et Tara se retrouvaient enfin après une longue séparation dans les dernières minutes de l’épisode, Warren désespéré arrive à la maison armé. Après avoir touché Buffy, une balle perdue finie sa course dans la chambre de Willow et blesse fatalement Tara.

Cet événement tragique va faire basculer Willow du côté obscur dans une quête vengeresse qui va avoir des répercussions durables sur le Scoubidou Gang.

Un épisode émotionnellement fort et terriblement choquant. Au final, après tant de péripéties et de danger ce n’est qu’une “simple balle” qui achèvera l’aventure de Tara.

S07E22 : La fin des temps (Chosen)

Ce coup-ci, c’est le final. L’épisode vient donc clôturer la septième et dernière saison. Plus sombre que les précédentes, cet épisode en est évidemment le climax.

La bataille finale pour la survie de l’humanité se joue donc dans cet épisode, cette saison aura vu disparaître de nombreux personnages secondaires et la bataille finale sera douloureuse.

La série se conclue donc sur un affrontement magistral mais également sur une remise en cause du fondement même de la série : désormais, il n’y a pas qu’une seule Tueuse. L’ensemble des “potentielles” héritent de leur pouvoir permettant alors à Buffy, après la bataille titanesque de prendre une retraite méritée.

L’aventure du Scooby-doo Gang s’achève alors après un rude combat qui aura vu se sacrifier Spike, mourir Anya au combat et finalement la destruction de Sunnydale.

La musique du Bronze

En 7 saisons, de nombreux groupes sont passés dans la série, et pour la plupart dans la boîte de nuit que fréquente la petite bande : le Bronze. Petit focus sur quelques titres marquants.

Blink-182 – All The Small Things

Bif Naked – Anything

The Dandy Warhols – Bohemian Like You

Sarah McLachan – Full of Grace

Temptation Wait – Garbage

Alison Krauss – That Kind Of Love

The Sundays – Wild Horses

Michele Branch – Goodbye to you

L’album officiel

Disponible sur le site de la FNAC.

Once More With Feelings

Disponible sur le site de la FNAC.

Une série générationnelle

Buffy et ses 144 épisodes est entrée avec sa mythologie dans la culture pop. Pionnière en son temps du girl empowerment, ses différentes saisons sont inégales mais montrent l’évolution de l’héroïne au fil des années. De l’étudiante insouciante à l’adulte responsable tout en portant tout le poids du monde sur ses épaules.

La créativité narrative et le ton décalé pour le genre a fait de cet ovni sériel une série qui aura marqué toute une génération.

Si vous n’avez pas Amazon Prime, vous pouvez toujours vous rabattre sur le site de la FNAC où vous retrouverez les coffrets de toutes les saisons.

Sources qui m’ont aidée à réaliser cet article :